En mai 2008, un violent cyclone a détruit des centaines de villages au Sud de la Birmanie. Le présent projet visait à reconstruire quatre écoles dans un certain nombre de ces villages.

Valeur du projet : 45’486- SFr

Donateurs : communes de Perly-Certoux, Collex-Bossy et Meinier, Chêne-bougerie, Fondation Comtesse Moira, dons privés.

En ravageant le delta de l’Irrawaddy en mai 2008, le cyclone « Nargis » a touché une zone très fertile de la Birmanie d’où provenaient environ deux tiers de la production nationale de riz. Des centaines de villages ont été simplement balayés par les vents violents ; les pertes humaines ont été évaluées à environ 130’000 personnes ; 800’000 hectares de rizières ont été submergés et quelque 156’000 bovins ont péri.

L’aide internationale s’est immédiatement mobilisée. Après une courte période durant laquelle le gouvernement a interdit l’accès aux zones sinistrées (dans l’idée de récolter lui-même la manne humanitaire et de gérer à sa manière l’aide d’urgence), les ONGs ont assez vite eu accès au delta et une aide de première nécessité a été massivement mise en place au cours des premiers mois. Nous avons entrepris, peu après le cyclone, une collecte de fonds qui nous a permis d’envoyer en Birmanie la somme de 26’286.- SFr. Cette somme a été répartie à parts à peu près égales entre une aide de première nécessité et une contribution ponctuelle à la reconstruction. En novembre 2008, trois « projets pilotes » de reconstruction d’écoles ont pu démarrer sous la houlette et grâce à la générosité de notre responsable de projet, Diane Michel. L’inauguration des trois écoles a eu lieu en Avril 2009.

Suite à l’excellent déroulement de ce projet, nous avons décidé de poursuivre sur cette voie, ce qui nous est apparu d’autant plus nécessaire que la quasi-totalité de l’aide internationale s’était retirée du pays. Nous avons donc entrepris une recherche de fonds auprès des communes genevoises et de quelques donateurs privés. Nous avons ainsi récolté un peu plus de 20’000.- SFr, qui ont permis la reconstruction de deux écoles, respectivement dans les villages de Lay Gwa Sai et Bo Kone. La commune de Perly-Certoux, en particulier, a financé la reconstruction complète de l’une d’elles. Nous avons envisagé divers moyens de créer ou de maintenir des contacts entre l’école birmane et celle de Perly-Certoux. La dynamique qui consiste à ajouter à un financement une action de partage et de sensibilisation nous a beaucoup réjouis, comme elle semble avoir réjoui la commune genevoise. C’est pourquoi nous avons réuni des photos et vidéos des travaux et de la fête d’inauguration de l’école, ainsi que des dessins réalisés par les enfants birmans pour leurs camarades suisses. Nous avons rencontré à quelques reprises un groupe d’enseignants de l’école de Perly-Certoux pour envisager la façon dont ces divers documents pourraient permettre de sensibiliser les enfants genevois aux différences culturelles et matérielles qui existent entre les deux pays. L’initiative a donné lieu à un jumelage des deux écoles.

Rappelons que l’argent que nous avons collecté n’a jamais transité par le gouvernement militaire aux principes peu reluisants, mais toujours par les autorités locales, qui, elles, ont fait preuve de beaucoup d’enthousiasme et de rigueur pour guider nos projets; elles ont notamment assuré le salaire des enseignants de manière pérenne. Pour conclure, soulignons l’importance de bâtir des écoles en Birmanie, car en plus de permettre l’éducation des enfants, il s’agit souvent du seul bâtiment en dur d’un village, et donc du seul abri solide en cas de graves intempéries.