De l’eau pour le Laos [Projet en cours]

De l’eau pour le Laos [Projet en cours]


Une collaboration avec ADV Laos et Les Amis Lorrains du Laos


Le projet en quelques mots


Ce projet consiste à prévoir l’aménagement de réseaux d’eau dans trois villages de montagnes. Dans chacun des villages, Ban Parpui, Ban Talolom et Ban Kok May Iai, les travaux se divisent en trois étapes :

  1. Le captage à la source et l’acheminement de l’eau : les sources se situent en amont des villages de sorte à amener l’eau par un système gravitationnel. Un bassin de captation avec un système de filtrage naturel est construit à chaque fois. L’acheminement de l’eau jusqu’aux villages grâce à des tuyaux se fait parfois sur plusieurs kilomètres.
  2. La construction ou l’agrandissement du réservoir. Dans chacun des villages, un réservoir d’une capacité d’au moins 300’000 litres est nécessaire afin qu’il y ait suffisamment d’eau pendant la journée. Dans chaque réservoir, un bassin de décantation et un ou deux bassin de filtrages sont construits.
  3. L’acheminement de l’eau dans les différentes parties des villages et la construction de plusieurs bornes fontaine. (une borne pour une dizaine de maison environ).

Coûts et avancement


  • Coût total : 39’895 CHF – l’ensemble de la somme a été rassemblé !
  • Le chantier de Ban Parpui est terminé ! 
  • Le chantier de Ban Talolom est terminé ! 
  • Le chantier de Kok Mai Yai est en cours !

Donateurs : Fondation Croisier, bénéfices de la U-Fest 2017, Région Grand-EstAgence de l’eau Rhin-MeuseLes amis lorrains du Laos, caisses d’ADV-Laos.

 

Situation dans les villages avant le projet


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Mission d’évaluation de février 2018

Bilan général


La mission d’évaluation du projet « De l’eau potable pour le Laos » s’est déroulée du 11 au 20 février (jours sur place hors transport). Menée par Bernard et Dala Ponton, responsables projet d’ADV Laos et Roberta Alberico et Aurélien Maignant, responsables projet UPAM. L’ensemble des personnes concernées ont, conformément aux valeurs de bénévolat de l’UPAM et d’ADV-Laos, financé elles-mêmes leurs billets d’avion.

Le coût du logement, des autorisations de circulation et de la nourriture s’élève à 511,17 euros, soit environ 1,3% du budget du projet. Une autre mission d’évaluation finale des travaux aura lieu fin avril 2018 sous la direction des Amis Lorrains du Laos. Dans le cadre de la continuation du partenariat très efficace entre l’UPAM et ADV-Laos, un passage dans le Nord sera programmé dans le futur pour une évaluation de la pérennité des installations.

Cette mission a été l’occasion de constater à nouveau le niveau d’isolation des villages de la piste au départ de Muang La, tous les trois étant concernés par le projet. Parpui, Talolom et Kokmaiyai sont des espaces ruraux, très pauvres et largement délaissés par le gouvernement. Plus de 95% des habitants vivent avec moins de 2 dollars par jour et la mortalité infantile y est estimée entre 60 et 80/1000 (bien que ces chiffres demeurent durs à vérifier).

Les trois ethnies (Khmu, Akkha et Hmong) souffrent régulièrement d’une discrimination plus ou moins consciente qui n’arrange en rien le soutien officiel, déjà terriblement lacunaire au Nord du Laos. A titre d’exemple, le district dispose d’un budget de 300’000’000 par années (soit un peu plus de 30’000 CHF) de kips à attribuer à 10 villages (plus de 10’000 personnes).

Par ailleurs, cette mission a également souligné l’enlisement administratif laotien et une certaine hostilité des autorités à l’égard des minorités. En dépit de l’autorisation officielle de la Province nous avons dû batailler avec les sous-fonctionnaires du District pour pouvoir accéder aux villages, doublement isolés par leur situation géographique et le verrou gouvernemental. Il est à mentionner que notre principal partenaire technique, la Nam Saat (branche du ministère de la Santé), quoique gouvernementale, est un organisme des plus efficaces constitué de techniciens locaux compétents et sous-payés, qui, même sur les chantiers, n’ont les moyens que de manger une soupe par jour. Nous avons pu rencontrer et échanger longuement avec les techniciens ayant supervisé les travaux, toujours dans une atmosphère de compétence et de bonne volonté.

L’accueil des villageois, qui ont tous travaillé (ou travaillent encore) bénévolement, a été merveilleux à tous les niveaux et ni leur implication ni leur détermination ne peuvent être remises en doute (plus de détails dans les « bilans humains » de chaque village ci-dessous).

Nous avons intentionnellement réalisé la mission durant la saison sèche de manière à évaluer le niveau de pression et le taux de remplissage des réservoirs lorsque les sources de montagnes ont leur débit le plus faible, cela nous a permis d’évaluer l’efficacité des infrastructures lorsque les conditions sont les plus défavorables. La mission finale devra néanmoins être effectuée durant la saison des pluies pour nous assurer que le niveau important des sources n’entraine pas, au contraire, des problèmes de pression dans les tuyaux.

Ban Parpui


Situation générale

Parpui se trouve à l’extrémité d’une piste rocailleuse qui serpente entre les crêtes de montagne. Il faut compter une quarantaine de kilomètres pour y accéder. La piste est régulièrement impraticable à la saison des pluies et doit être refaite régulièrement, ce que le gouvernement ne fait pas toujours. Le village vit ainsi dans une isolation notable une grande partie de l’année.

Le village, non-électrifié, se loge entre les coudes de deux rivières, la Nam Pak et la Nam So qui sont essentielles à la vie des habitants (cultures, lessive, toilette, électricité par des moulins à dynamo artisanaux à la saison sèche) mais polluées par l’agriculture chimique et impropres à la consommation.

Les villageois consomment majoritairement du riz et du bambou, deux maisons sur environ 70 sont bâties en dur et la plupart des familles les moins pauvres disposent de toilettes sèches. Les plus pauvres vont dans la jungle. La piste et le village sont reliés par un pont en bambou essentiel mais en très mauvais état que le gouvernement a promis de reconstruire.

Les villageois ne consommaient pas l’eau de la rivière et devaient emprunter un sentier dans la jungle (6 kilomètres aller-retour) pour pouvoir accéder à une source éloignée. La forêt y est très dense, plusieurs plantes hostiles se trouvent sur le sentier et, il y a quatre ans, un couple a été tué par un sanglier à quelques centaines de mètres de la source. Les travaux ont donc permis la captation d’une source beaucoup plus proche et surtout dans une zone de jungle moins dangereuse pour les villageois.

Objectifs :

  • Identifier la source
  • Baliser et damer le sentier pour les travaux
  • Construire la déviation et le bassin de captation
  • Poser les 2,1 kilomètres de canalisation et en enterrer la moitié
  • Agrandir le réservoir avec 3 chambres de filtrage
  • Raccorder les canalisations
  • Refaire le ciment des bornes fontaines
  • Mettre en place la prise en charge des bornes par les quartiers et les familles.

L’ensemble des objectifs est accompli.

Etat des travaux : 

La construction du bassin de captation devait être entièrement terminée en février 2018 et c’est ce que nous avons pu observer.

Le bassin de captation a été conçu selon les plans de la Nam Saat et sous l’encadrement d’un de leurs techniciens qui nous a emmené sur les lieux et avec lequel nous avons pu longuement échanger. Le bassin de captation fonctionne grâce à une légère déviation du courant en amont qui concentre l’eau vers les trois chambres de captage en béton. La première chambre gère la première étape de filtrage (grosses pierres), la seconde gère la décantation des sédiments et la troisième protège la vanne principale des animaux, enfants et chutes de bois.

Une seconde vanne située sur la partie inférieure de la dernière chambre permet d’évacuer les déchets lors de l’entretien du bassin (deux fois par mois). Le point d’entrée de l’eau est situé sur le flanc de la première chambre ce qui permet d’éviter que les feuilles, portées pas le courant, ne bouchent l’entrée du bassin.

Le débit de la source à la saison sèche (février 2018) est excellent et largement satisfaisant.

L’ensemble de l’installation a une durée de vie d’environ 20 ans qui peut varier selon l’évolution de la source. Les graphiques de la Nam Saat attestent un débit régulier depuis une cinquantaine d’année.

Le réseau de tuyaux qui relie le bassin au réservoir en contrebas est entièrement terminé. Les tuyaux diamètre 63 s’étirent sur environ 2,1 kilomètres. La première moitié du réseau descend le flanc de la montagne au milieu de la jungle, il a été laissé à l’air libre (dans la rivière) en raison des nombreuses taupes qui abiment régulièrement les infrastructures. La seconde moitié, dans la vallée (sans jungle), a été enterrée pour la protéger du passage humain (piétons, bétail, scooters etc…).

Le réservoir existant (anciennement utilisé pour capter l’eau de la rivière) avait une contenance de 20 mètres cube. Il manquait souvent de pression et l’extension (5 mètres cube) prévue par le projet a bien été effectuée. Cette extension prend la forme de trois chambres supplémentaires directement reliée au bassin de captage. La première complète le filtrage à la source par un filtrage moyennes pierres, la seconde par un filtrage au gravier et la troisième par une nouvelle étape de sédimentation. Il est équipé d’un évidoir pour gérer le trop plein de pression, notamment à la saison des pluies. Lors de notre mission, à la saison sèche, l’évidoir était activé, ce qui signifie un niveau d’eau optimal toute l’année.

Les 7 bornes fontaines sont désormais fonctionnelles et le village en compte environ une pour 10 maisons. Nous avons pu observer un débit très satisfaisant et leur usage déjà continuel par les habitants.

Ban Talolom


Situation générale

Ban Talolom se trouve une dizaine de kilomètres avant Parpui sur la même piste au départ de Muang La. A ce titre, les habitants demeurent dans une situation d’isolation importante, en dépit de la récente électrification du village (il y a environ 5 ans).

Talolom est en constante augmentation démographique (+400% ces dix dernières années) et se situe au sommet d’une crête de montagne, les maisons s’articulant principalement autour de la piste. Cette augmentation, due à l’électrification, s’explique par la sédentarisation des populations majoritairement Khmus qui quittent la vie nomade des flancs de montagnes. La famille joue d’ailleurs souvent un rôle dans cette installation dans le village car il est fréquent qu’une génération plus âgée rejoigne leurs petits-enfants installés dans des maisons à Talolom.

Une partie importante des nouveaux-venus s’installent, en dépit des recommandations du maire, dans la partie haute du village, ce qui étend constamment la quantité de maisons situées au-dessus du réservoir (voir ci-après).

Talolom étant situé au sommet d’une crête pour des raisons pratiques et religieuses, la situation est bien plus complexe qu’à Parpui car les villageois ne disposent d’absolument aucune eau saine à moins de plusieurs kilomètres de marche (y compris pour la toilette et la lessive). La source la plus proche est à 3 kilomètres de distance et la tâche incombait souvent aux enfants (particulièrement aux filles adolescentes). Nous avons eu l’occasion d’emprunter le sentier et celui-ci, à flanc de montagne, s’avère très dangereux, particulièrement à la saison des pluies où la terre devient glissante. Il semble qu’il y ait eu plusieurs accidents mais les villageois n’ont pas souhaité en parler précisément. Aucune des bornes fontaines du village ne fonctionnait, le réseau de tuyaux étant incapable de gérer la pression et le réservoir insuffisant pour assurer un bon écoulement par gravitation.

Sur les 14 bornes fontaines du village, une seule fonctionnait, péniblement aux dires des gens.

Objectifs : 

  • Baliser et damer le sentier pour les travaux
  • Poser les 4,5 kilomètres de canalisation souterraines
  • Agrandir le réservoir avec 3 chambres de filtrage
  • Raccorder les canalisations
  • Refaire le ciment des bornes fontaines
  • Mettre en place la prise en charge des bornes par les quartiers et les familles.

L’ensemble des objectifs est accompli.

Nouveaux objectifs  :

  • Construire une borne fontaine supplémentaire dans la pointe sud du village
  • Etudier une solution satisfaisante pour le problème de pression de la pointe nord

Etat des travaux : 

Le bassin de captation existant ne présentait pas de problèmes majeurs et nous avons pu constater que son entretien était fréquent. Il dispose également d’un toit de protection qui augmente sa longévité. Dans le cadre de la construction du nouveau réseau, le tuyau de captation a été changé et remplacé par du métal, beaucoup plus solide.

Le niveau d’eau de la source est satisfaisant en saison sèche, ce qui laisse présager et une bonne durabilité de l’infrastructure et un accès à l’eau à très bon débit à la saison des pluies.

Le nouveau réseau connecte le réservoir à la captation sur 3 km et 1,5 kilomètres à l’intérieur du village (entre le réservoir et les bornes-fontaines).

Tout comme pour Parpui, le réservoir existant, très fréquemment à sec en raison de l’absence d’un réseau efficace et techniquement pertinent, avait une contenance de 20 mètres cube. Il manquait toujours de pression et l’extension (5 mètres cube) prévue par le projet a bien été effectuée. Sur le même schéma qu’à Parpui, cette extension prend la forme de trois chambres supplémentaires directement reliée au bassin de captage. La première complète le filtrage à la source par un filtrage moyennes pierres, la seconde par un filtrage au gravier et la troisième par une nouvelle étape de sédimentation. Il est équipé d’un évidoir pour gérer le trop plein de pression, notamment à la saison des pluies.

Le village dispose d’une borne pour 10 maisons environ, à l’exception de la partie au nord du réservoir (voir ci-après). A la fin des travaux prévus par le projet, 12 des 14 bornes fontaines sont tout à fait fonctionnelles, les différentes femmes à qui nous avons posé la question dans le village ont toutes confirmé que le débit était très bon.

Les deux bornes où le débit n’est pas assez bon se situent dans la zone surélevée au sud du village (voir ci-après).

Continuation du projet : 

La mission d’évaluation a souligné deux problèmes spécifiques qui pourront tous deux êtres résolus grâce à l’excédent budgétaire du projet.

La pointe sud du village, soit la zone en augmentation démographique susmentionnée, se situe au-dessus du réservoir et il est donc impossible d’y acheminer l’eau par gravitation. Il y a donc une quinzaine de maisons contraintes d’utiliser la borne la plus proche du réservoir, elle-même originellement destinée à une dizaine de maisons (comme toutes les autres bornes). Il y a donc surexploitation d’une borne et il est probable que les habitants de cette zone (une soixantaine de personnes) n’aient pas d’eau en quantité suffisante

La pointe nord du village est celle où l’on trouve encore deux bornes (les 2 sur 14) où le débit est insuffisant, voire inexistant selon le moment de la journée (les réservoirs se remplissent la nuit et il y a donc moins de pression en fin de journée). Le problème s’explique par des questions d’altitude : le réservoir est situé à la pointe sud du village, à 1008 mètres d’altitude. L’eau peut ainsi desservir par gravitation les 12 bornes en contrebas, Mais la pointe nord est située sur une petit plateau qui remonte depuis le village et se trouve donc plus haut que le reste des maisons. On trouve trois bornes dans cette zone pour 21 maisons et l’école.

La première borne (la plus basse) située à 989 mètres d’altitude fonctionne d’après les villageois et nous avons constaté à notre passage (fin d’après-midi en saison sèche) que le débit était très bon.

La seconde, située à 993 mètres d’altitude ne fonctionne pas, elle concerne environ 10 maisons.

La troisième est celle de l’école et est donc particulièrement importante pour l’hygiène des enfants. Située à 997 mètres d’altitude elle ne fonctionnait pas lors de notre passage. Les professeurs laissent la vanne ouverte la nuit et parviennent à remplir un réservoir de fortune mais il est largement insuffisant et en piteux état.

Ce problème n’est pas lié en lui-même aux calculs de la Nam Saat dans la mesure où, si aucune des bornes en amont n’est utilisée, les deux de la pointe nord ont de l’eau en débit suffisant. Le problème vient justement de l’utilisation des douze bornes en amont sur le réseau qui baisse en permanence la pression dans les tuyaux et empêche la gravitation de fonctionner convenablement.

Il est également à noter que ce problème disparaitrait probablement à la saison des pluies, ce qui ne rend pas moins nécessaires des travaux d’amélioration.

L’excédent budgétaire sera utilisé pour résoudre les deux points négatifs susmentionnés.

Dans la pointe sud, s’il est impossible de construire une borne au-dessus du réservoir, nous demanderons à la Nam Saat d’en construire une nouvelle près du réservoir qui sera destinée aux maisons les plus éloignées. Il pourrait y avoir au total 2 bornes pour 60 personnes, ce qui reviendrait à un peu plus de quinze maisons par bornes et demeure raisonnable sans être optimal.

Dans la pointe nord, deux solutions nous ont été proposées par les villageois.

– Soit construire un réservoir supplémentaire ou acheter une citerne qui se remplirait pendant la nuit et doublerait le réservoir de la pointe sud (budget faible).

– Soit capter une source plus petite non loin de l’école en construisant un bassin identique à celui de Parpui. Cette deuxième solution est plus chère mais permettrait d’anticiper au passage l’expansion démographique du village. Il est à noter cependant que cette seconde source semble, d’après les gens, d’un débit moins important que celle de la captation principale. Faute de temps nous n’avons pas pu nous y rendre mais ce problème sera au centre de la prochaine mission.

Ban Kok Mai Yai


Situation générale :

Situé plus en amont sur la piste au départ de Muang La, Kok Mayiai (il n’existe aucune orthographe officielle en alphabet latin) est l’un des principaux groupements ruraux du district. Il s’agit en réalité de six villages, principalement Akhas (mais également Khmus et Hmongs) regroupés sur un périmètre d’un kilomètre environ.

La zone est très sommairement électrifiée et dispose d’un dispensaire avec salle d’accouchement dans lequel travaillent en permanence 3 infirmières et un médecin. La situation médicale et sanitaire est très alarmante, le gouvernement délaissant complètement le dispensaire qui ne dispose d’aucun médicament ni de conditions stériles pour les accouchements. Avant la mise en place du projet, il n’y avait même pas d’eau.

La plupart des femmes accouchent à la maison, sous la surveillance des infirmières qui se déplacent : ce point souligne la nécessité de l’accès à l’eau dans toutes les zones de Kok Mayiai.

Le village disposait d’un réservoir de 30 mètres cubes, élaboré par la Nam Saat sur le même schéma que celui de Parpui, mais pour 5 fois plus d’habitants, faute de moyens. Il y avait un bassin de captage sur une source en amont mais au débit très faible. Il en résultait que 70% des maisons n’avait pas accès à l’eau et que ni l’école ni le dispensaire n’avait de bornes fonctionnelles.

Objectifs : 

Terminé

  • Identifier la seconde source
  • Baliser et damer le sentier pour les travaux
  • Construire la déviation et le bassin de captation
  • Poser les canalisations du réservoir au dispensaire médical

En cours (80%)

  • Poser les 2 kilomètres de canalisation jusqu’à la première source
  • Raccorder les deux sources

En cours (60%)

  • Construire un second réservoir adjacent au premier
  • Construire 3 chambres de filtrage

A venir (0%)

  • Raccorder le réservoir aux bornes fontaines
  • Refaire le ciment des bornes

Etat des travaux : 

Les travaux sur Kok May Iai, plus conséquents, doivent durer 4 mois et nous avons constaté lors de la mission que 30 ou 40% avaient été effectués. Le maire et le technicien nous ont assuré que les villageois travaillaient régulièrement. Nous espérons que le réseau sera fini lors de la mission d’évaluation menée par Les Amis Lorrains du Laos début avril 2018.

La construction du second bassin de captation d’une source en amont de la première est entièrement terminé et le réseau de tuyau qui en part est installé à 60%, le raccordement à la première source reste à faire.

Nous avons pu constater qu’à la saison sèche, la première avait un débit faible et la seconde, celle du projet, un débit moyen. La situation n’est pas inquiétante pour la saison des pluies, mais il se peut qu’au cœur de la saison sèche (mars-avril) le débit, même avec un second bassin, demeure trop léger pour couvrir l’ensemble du village. Nous attendons sur ce point le résultat de la mission des ALL qui y seront justement pendant cette période.

Le bassin de captage construit est similaire à celui de Parpui mais contient deux chambres supplémentaires pour des raisons de gestion de pression dans les tuyaux. Il est donc constitué de deux chambres de filtrages, deux chambres de décantation et d’une chambre de protection de la vanne. Nous avons pu visiter le chantier accompagné par le technicien responsable et le gros œuvre a effectivement été réalisé de manière très satisfaisante.

Les autres informations techniques sont les mêmes qu’à Parpui. A noter que l’ouverture d’entrée de l’eau a été effectuée bien au sol en raison des potentiels problèmes de débit d’eau.

Lors de la mission, les travaux du réservoir avaient avancé de manière convenable. L’ensemble des moules pour le béton des deux chantiers (extension de 30 mètres cubes et ajout des 3 chambres de filtrage) étaient montés et les armatures prêtes. Les

chambres de filtrages sont les mêmes que pour Parpui et Talolom. Les tests de pression avec cette augmentation de 130% de la contenance resteront à effectuer.

La réfection du premier réseau ayant été terminée, la priorité a été mise sur le dispensaire et le réseau du dispensaire au réservoir est terminé. La borne-fontaine est fonctionnelle à un très bon débit.

Néanmoins l’ensemble du réseau est encore à installer dans Kok Mayiai, les bornes fontaines à construire et il est donc impossible d’évaluer pour le moment les questions de pression et de débit.

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Posted on: 30/01/2017Roberta

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