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Accès à l’eau pour trois villages au nord du Laos

Coût : 45’932 €

Fonds : UPAM, ADV Laos, Amis Lorrains du Laos, Agence de l’Eau Rhin-Meuse, Fondation Stéphane Guy Croisie, Région Grand-Est

Ce projet mené par des collectifs locaux consiste à prévoir l’aménagement de réseaux d’eau dans trois villages de montagnes. Dans chacun des villages, Ban Parpui, Ban Talolom et Ban Kok May Iai, les travaux se sont divisés en trois étapes :

  1. Le captage à la source et l’acheminement de l’eau : les sources se situent en amont des villages de sorte à amener l’eau par un système gravitationnel. Un bassin de captation avec un système de filtrage naturel est construit à chaque fois. L’acheminement de l’eau jusqu’aux villages grâce à des tuyaux se fait parfois sur plusieurs kilomètres.
  2. La construction ou l’agrandissement du réservoir. Dans chacun des villages, un réservoir d’une capacité d’au moins 300’000 litres est nécessaire afin qu’il y ait suffisamment d’eau pendant la journée. Dans chaque réservoir, un bassin de décantation et un ou deux bassin de filtrages sont construits.
  3. L’acheminement de l’eau dans les différentes parties des villages et la construction de plusieurs bornes fontaine. (une borne pour une dizaine de maison environ).

En octobre 2019, l’ensemble des travaux est terminé dans les villages de Talolom et Parpui, et la construction des dernières bornes-fontaines de Kok May Iai est en cours.

Les collectifs à l’origine des travaux sont issus de groupes de population qui souffrent d’une discrimination systémique par le gouvernement autoritaire lao, ce qui a ralenti les travaux et n’arrange en rien le soutien officiel, déjà terriblement lacunaire au Nord du Laos. A titre d’exemple, le district dispose d’un budget de 300’000’000 par années (soit un peu plus de 30’000 CHF) de kips à attribuer à 10 villages (plus de 10’000 personnes).

Par ailleurs, ce projet a également souligné l’enlisement administratif laotien et une certaine hostilité des autorités. En dépit de l’autorisation officielle de la Province nous avons dû batailler avec les sous-fonctionnaires du District pour pouvoir accéder aux villages et retrouver nos partenaires, doublement isolé.es par leur situation géographique et le verrou gouvernemental.