Rencontres sur le handicap

« Qu’importe que nous empruntions des chemins différents, tant que nous arrivons au même but » M. Gandhi


Du 10 au 23 septembre 2007, 6 enfants russes, chacun accompagné d’un de ses parents engagé dans un collectif, ont été accueillis par des groupes valaisans œuvrant autour de la problématique du handicap. L’échange s’est voulu riche pour les enfants et formateur pour les parents, qui ont pu ramener en Russie de nouvelles techniques et des idées innovantes.

Valeur du projet : 54’545.- SFr

Donateurs : Fondation SM Charity, Krasnoïarsk / Fondation Pro Victimis, Genève / Loterie Romande, section valaisanne / Etat duValais / Commune de Grimisuat (VS) / Banque RaiffeisenValais / dons privés

L’objectif de ce projet était d’inviter en Valais quelques enfants russes handicapés et leurs parents, et de les mettre en contact avec des groupements suisses actifs dans le domaine du handicap («Cérébral Valais» et «ASA Valais»). Pendant ce séjour, toute une série d’activités ont été organisées, notamment autour de la pratique équestre abordée dans sa dimension thérapeutique.

Outre les activités ponctuellement thérapeutiques, l’objectif de ce camp était surtout de susciter des rencontres, des échanges et des stimulations réciproques, non seulement entre russes et suisses, mais aussi entre les russes eux-mêmes. En effet, nous avons choisi de retenir, pour cet échange, des participants issus de trois centres avec lesquels nous avons travaillé en Russie, si bien qu’avant même de rencontrer les groupes suisses, nos partenaires du Daguestan, de Krasnoïarsk et de l’Altaï se sont retrouvés à Moscou et ont commencé à comparer leurs situations et à partager leurs expériences.

Ce partage s’est ensuite poursuivi en Suisse, où nos partenaires russes ont découvert un modèle d’intégration des handicapés dans la vie de la cité qu’ils ne connaissaient pas et qui leur a donné beaucoup d’idées. Ils ont aussi pu visiter des institutions spécialisées et découvrir des techniques dont ils n’avaient jamais entendu parler. Mais surtout, les Russes comme les Suisses ont fait l’expérience de vivre deux semaines avec des gens qui partagent leurs préoccupations quotidiennes, et ont élaboré leurs propres solutions face aux problèmes auxquels ils sont confrontés.

Notre idée est que les bénéfices qu’en auront retirés ces quelques familles se répercuteront ensuite dans leurs sphères, une fois qu’ils seront rentrés chez eux. Dans cette perspective, la plupart des parents que nous avons choisis pour participer à cet échange faisaient partie des membres actifs d’associations locales, si bien que ce n’est pas seulement en tant que parents d’un enfant handicapé qu’ils se sont impliqués dans ce séjour, mais aussi en tant que représentants de tous les autres parents qui gravitent autour de leur association, auprès desquels ils relaieront les effets positifs de cet échange.