De 2001 à 2003, l’UPAM a travaillé à l’aménagement au sein d’une halte-garderie d’un centre d’accueil pour les enfants touchés par un handicap dans la ville industrielle de Krasnoïarsk en Sibérie. Avec la collaboration des autorités locales, le centre a pu être aménagé dans des locaux adaptés et intégralement équipé.

Valeur du projet : 25’000 CHF

Donateur : Fondation Pro Victimis, Genève

En 2001, dans le quartier Lénine, quartier industriel parmi les plus défavorisés de la ville de Krasnoïarsk, il y a 552 enfants porteurs de handicap ou invalides. Le centre social mis en place par le gouvernement en 1999 ne comprenait aucune infrastructure d’accueil pour ces enfants. Sur la base de notre projet de halte-garderie à Novgorod (voir l’article qui y est consacré), nous avons travaillé trois ans pour aménager des locaux supplémentaires du centre social en structure d’accueil spécialisée pour les besoins des enfants touchés par un handicap et leurs familles.

Malgré des difficultés de financement des frais quotidiens par les autorités, les activités favorables aux personnes ayant un handicap furent mises en place en 2000 mais subirent les fluctuations budgétaires du gouvernement. Le projet rencontra d’emblée un écho très favorable dans les réseaux locaux, à tel point que l’UPAM et la Fondation Pro Victimis furent nommés “Sponsors de l’année 2001” par le comité des Œuvres Sociales de la Région Krasnoïarsk.

En 2001, l’UPAM a envoyé une carte de débit en Sibérie pour accélérer le processus de transfert de fonds, compliqué en Russie. Malgré le retard pris par le projet, il faut souligner la grande patience de nos partenaires et leur bonne utilisation des fonds qui ont permis à l’UPAM de rénover tous les locaux et d’apporter du matériel supplémentaire.

A la fin de l’année 2002, la garderie avait réussi à se faire connaître et apprécier par une grande partie de la population locale, grâce aux efforts consacrés à la publicité. La coordinatrice du projet, Mme Lydia Lushina, n’a pas manqué une occasion de montrer à la télévision des extraits des films enregistrés lors des nombreuses fêtes, ainsi que de publier des articles dans les journaux locaux, afin de stimuler les donateurs locaux à s’intéresser à ces enfants. D’autre part, les travaux de réaménagement entrepris la responsable de projet ont permis au centre de se spécialiser dans des activités liées à la récupération du langage, notamment à travers la création d’un cabinet de logothérapie.

Dans l’ensemble, après quatre ans d’activités autour de ces projets de garderies, nous pouvons fièrement constater que le résultat global est largement positif. Les obstacles légaux et administratifs typiques d’un pays en transition ont été lentement mais sûrement surmontés. Aujourd’hui la halte-garderie de Krasnoïarsk est parfaitement fonctionnelle et constitue, de même qu’à Novgorod, l’une des seules structures capable d’apporter soutien et aide à l’intégration pour les jeunes atteints d’un handicap et leurs familles.

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