Notre vision

Notre vision

Comment rester spectateur des dégâts d’une mondialisation de plus en plus inégalitaire ?

Comment ne pas essayer d’apporter ce que nous pouvons pour donner un avenir aux plus démunis ?

L’essentiel, à nos yeux, c’est d’amener aux populations les moyens de décider de leur avenir de manière autonome et libérée. Comment attendre des gens qu’ils envisagent leur futur, quand leur présent ne leur apporte pas la dignité minimale nécessaire pour vivre sereinement ?

C’est finalement le moins politique des combats : la dignité humaine.


– DÉVELOPPEMENT –


La conception de l’action humanitaire que nous cherchons à promouvoir au sein de l’UPAM est basée sur une vision large du développement, plutôt que sur une « aide humanitaire » directe, répondant ponctuellement à une situation de crise ou à un désastre humain.

Ce dernier type d’aide est absolument indispensable, mais il est évident que les moyens, tant humains que financiers, dont nous disposons ne nous permettent pas de nous engager dans ce sens. Et puis, surtout, notre façon d’envisager les problèmes humains nous porte plutôt à essayer de prendre le temps d’élaborer des projets qui dépassent les limites de notre intervention personnelle : selon le vieil adage, nous préférons apprendre à un homme à pêcher, plutôt que de lui donner un poisson…


-COOPÉRATION –


Par le principe de la « coopération au développement », nous cherchons non seulement à éviter de créer une dépendance, mais surtout, nous espérons permettre à ceux que nous soutenons d’acquérir une autonomie, de telle sorte qu’ils puissent rapidement gérer eux-mêmes ce que nous avons construit ensemble.

Notre action ne se justifie que parce qu’elle se fixe un terme et prévoit le moment où nos partenaires devront assumer eux-mêmes le suivi du projet. Dans cette perspective, un lien très solide avec des partenaires locaux se révèle indispensable, tant dans la préparation que dans la mise en oeuvre et le suivi de nos projets.

Pour le choix de ces partenaires – qui sont la clef de tout l’édifice – le premier critère est que ce soient des gens qui ont déjà tenté de construire quelque chose par leurs propres moyens, avant notre arrivée.

Nos projets doivent toujours prendre appui sur une initiative préexistante, et se présenter comme un appui permettant de réaliser un rêve autour duquel une dynamique a déjà été créée.


– RÉALISME –


Ainsi, nous sommes certains de ne pas être à côté des besoins réels de ceux que nous cherchons à aider, et, d’autre part, nous avons de bonnes raisons de croire que la motivation de nos partenaires pour le projet n’est pas apparue avec notre arrivée.

Ces partenaires locaux, nous devons être capables de les écouter : nous ne sommes là que pour les aider à exprimer ces besoins et à les satisfaire, dans la mesure du possible. Ils sont les principaux artisans du projet, et notre rôle consiste à cadrer leurs aspirations, à trouver un financement et à les aider à gérer le déroulement du projet.


– DURABILITÉ –


Cette dimension de formation est importante : en fin de projet, nous laissons sur place une structure autonome, capable de fonctionner seule dans son contexte et susceptible de créer des dynamiques locales, de favoriser l’éclosion d’autres initiatives analogues… La réussite d’un projet s’évalue aussi autour de ce projet.

Par cette collaboration, nous voulons donc également contribuer à la revitalisation d’un tissu social, ainsi que des capacités d’engagement locales. Souvent, dans les lieux où nous intervenons, un tissu associatif rencontre des difficultés à se développer suffisamment pour se faire entendre.


– INTÉGRATION(S) –


Notre vision de l’humanitaire consiste aussi à permettre aux différents groupes avec qui nous travaillons de s’affirmer dans la réalité sociale où ils se trouvent. En outre, le fait de toujours travailler avec des contacts sur les lieux mêmes de notre action nous permet d’être mieux acceptés (ce qui est nécessaire pour que nous puissions agir), et de toujours être au courant de tous les détails des actions que nous menons (cela est primordial aussi pour nos donateurs).

Enfin, ce contact permanent nous permet à nous aussi de nous former, et de développer une meilleure connaissance des spécificités de telle ou telle région, de comprendre mieux les structures administratives comme les mentalités. Nous cherchons, au delà du développement, à donner à notre action une dimension de rapprochement et d’échange réel.

C’est, à notre avis, uniquement par cette réciprocité qu’une action humanitaire peut être véritablement fructueuse, et ne pas se restreindre à un apport unilatéral (de solutions toutes faites, et d’argent pour les payer).

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