“Ouvrez une école et vous fermerez une prison.” V. Hugo

Mené à bien en 2000, le projet Gashaj visait à reconstruire une école primaire dans une zone défavorisée de l’Albanie et à promouvoir l’éducation dans la région.

Valeur : 72’778 US$

(Donateur : DFID – Department For International Development, Humanitarian Office – Londres)

La région de Malesia e Madhe (Nord-Ouest de I’Albanie) est une des régions les plus pauvres du pays, et l’une des plus oubliées par l’Etat et les grandes organisations. C’est en janvier 1999 que notre association a visité la région afin d’y étudier les conditions générales de l’éducation. Nous avons mené cette visite avec l’organisation locale NPK (Ndihme per Komunat – Aide aux communautés) engagée dans cette région, en étroite collaboration avec la communauté locale et en lien constant avec les autorités. Ensemble, nous avons travaillé de telle sorte qu’en avril 2000, nous avons inauguré la nouvelle école de Gashaj , un village situé près de la frontière monténégrine.
Mais notre travail ne devait pas s’arrêter à la simple reconstruction de l’école ; nous avons également décidé de l’équiper en mobilier scolaire, d’en faire une école modèle au niveau écologique (avec une fosse septique écologique pour ne pas rejeter les eaux sales dans le lac puis la mer). Il fallait une structure capable de recevoir les nouvelles idées de la population pour améliorer sans cesse son travail, en terme d’équipement et de services à la communauté.

L’ancienne école ne méritait absolument pas cette appellation. Dans un état catastrophique (fuites par le toit et les murs, portes et fenêtres cassées), elle était en outre beaucoup trop petite pour la centaine d’enfants qui s’y rendaient chaque jour, Les toilettes n’existaient pas, les enfants n’avait qu’une sorte de fosse à l’extérieur de l’école en guise de toilette, et ce y compris l’hiver. Le matériel et le mobilier n’étaient pas en quantité suffisante, ni en très bon état de conservation. A cause de sa situation géographique au pied d’une colline, il était fréquent que l’école soit inondée durant l’hiver, ce qui a occasionné de nombreux dégâts sur le bâtiment lui-même, qu’il était donc impossible de rénover. Notre premier souci fut de trouver un nouvel emplacement pour la construction : en cela, la participation de la communauté locale au projet fut précieuse, car la population s’est elle-même cotisée pour acheter un terrain de 1000 mètres carrés et nous le donner.